Deuxième chapitre que j’écris dans la foulée du premier et sans doute avant d’écrire le troisième si j’ai le temps.  Et cette fois je vais vous raconteur ma vie. En fait Peggy a prévu tout un planning de choses à voir ou à faire pendant mon séjour ce qui fait que tous les soirs je vais diner avec ses amies, au cinéma avec elle (on est allées voir Wonder Woman et Dunkerque et on prévoit d’aller voir La planète des singes), dans un parc au nord de la région, à un concert de country avec ses parents, à l’appartement d’un de ses fils pour voir Game of thrones en direct à la télé avec ses amis… Et entre temps je suis la plupart du temps seule à la maison. Avec le chien. Ce qui revient à être avec un enfant de cinq ans mais au moins ça me permet de ne jamais être vraiment toute seule. Généralement je me réveille vers 8H00-8H30, je me fais rentrer dedans par Addy qui est super contente d’avoir à nouveau quelqu’un avec elle alors que Peggy est partie cinq minutes plus tôt (je vous l’ai dit ! Un enfant de cinq ans !), puis une fois bien réveillée je la fais marcher dans le parc du coin, ou j’ai vu une biche et son faon l’autre jour, qui n’avaient aucune peur de l’homme. Le truc c’est que ce parc a beaucoup de lacs et que Addy, bien que très mauvaise nageuse, adore sauter dans les eaux stagnantes pour ensuite se frotter dans la boue en essayant de se sécher… Du coup elle pue la mort ! Et en rentrant je dois la laver, alors qu’elle déteste l’eau. Mais bon, comme elle est trop mignonne <3 En plus elle est persuadée d’avoir des mains du coup elle communique avec ses pattes et aime bien occasionnellement donner des bonnes grosses baffes pour attirer l’attention et se faire câliner. Et je ne sais pas ce qu’il y a sur mes mains mais si j’ai le malheur de les approcher, elle me les lèche comme un enfant lèche une glace. Sinon, parfois ça lui arrive de se faire pipi dessus quand on rentre le soir tellement elle est contente de nous revoir. Mais appart ça c’est un vrai petit amour.

Mon deuxième jour a aussi été marqué par la rencontre avec Manelle, la correspondante locale. Elle était venu me voir pour me donner des explications sur le programme et m’avait dit vouloir elle aussi apprendre le français à raison d’un cours par semaine environ. Du coup pendant sa visite on a fait un mini cours puis on s’est donné rendez-vous par Messenger pour une vraie leçon cette fois, vendredi il y a deux semaines à 8H30. Sauf que vendredi, à 8H00 je stresse de savoir comment ça va se passer (j’aime bien donner des cours interactifs où on joue à des mini jeux et avec une vidéo type Skype c’est vraiment pas pratique) et à 8H27, elle m’envoie qu’elle est malade et ne pourra pas assister à la leçon et me demande s’il serait possible de reporter à un autre jour. N’étant pas disponible le samedi je lui propose dimanche et lui envoie un site où elle pourra pratiquer la leçon que je voulais lui faire. Et puis plus rien. Mon message a été vu, je suis en attente d’une réponse depuis vendredi 8H33. D’un autre côté ça m’arrange, les cours par Skype ou Messenger ça me dit rien, c’est vraiment la solution de la galère.

A côté de tout ça je me suis promenée à vélo dans Golden Valley et Peggy m’a emmenée au bord d’un lac où on peut se baigner, qui s’appelle le Medecine Lake, qui est un endroit très sympathique et comme il fait chaud ici, ça fait du bien d’avoir un endroit où se rafraichir. Elle m’a aussi expliqué que l’été est la saison des tornades et que si j’entends une alarme, il faut que je me cache dans le sous-sol. D’ailleurs depuis que je suis arrivée, elle s’amuse du fait qu’on ait eu une tempête par jour (ou presque) alors que ça n’arrive normalement que rarement. Du coup elle m’appelle la Reine des tempêtes (parce que la Reine des neiges c’est so 2013), ce qui fait que j’ai actuellement deux blasons et je vous prierai de vous referez à moi en tant que Clémentine, Reine des tempêtes, Destructrice de bubulles. J’avais oublié de le dire dans les histoires de Chine mais lors d’une excursion avec Hope, Juliana, Ike et Robert, Hope avait acheté un engin à faire des bulles de savons. Et mon but était de toutes les détruire, d’où mon nom de “Bubble Destroyer” ce que j’ai traduit par “Destructrice de Bubulles”. Ça claque un peu plus en anglais mais en toute franchise, sa traduction correspond mieux à l’aspect ridicule du truc… Et en plus, Bubble Destroyer, si tu le prononces pas avec l’accent américain ça fait moche.

Histoire de me faire visiter du pays, Peggy m’a emmenée samedi dernier à Duluth dans le nord du Minnesota, au bord du lac supérieur. C’est une petite ville portuaire qui m’a beaucoup rappelé la Norvège et où on s’est promenée au bord du lac avant de rentrer en passant par le parc Jay Cooke State Park que j’avais découvert la veille en cherchant des activités sur place. Au final on a passé une super journée avec en bonus les meilleures tartes des Etats Unis : une demi-heure d’attente pour au final manger une part de tarte aux fruits rouges DE-LI-CIEUSE. Donc voilà, sachez que je vais bien, que les gens sont adorables et que je découvre plein de choses comme le pop-corn au fromage en écoutant de la country ! Je vous laisse avec le retour de la rubrique que vous aimez tant :

Instant Clémpedia

(Vous connaissez les baux, il faut la faire lire par Stéphane Bern. Comme il y a peu de chance que vous l’ayez sous la main, demandez à ma sœur de vous faire une imitation, elle est douée pour ça)
https://www.youtube.com/watch?v=ADXEyH4ljD8

La ville de Duluth est le siège du comté de Saint Louis, dans le Minnesota, dans le nord des États-Unis. Elle se trouve à l'ouest du lac Supérieur et est reliée à l’océan Atlantique grâce au système des Grands Lacs et au canal Érié. La ville est nommée en l’honneur d'un explorateur français, Daniel Greysolon, sieur du Lhut, premier explorateur de cette région des grands lacs au XVIIe siècle. Malgré le peu de reconnaissance auquel a droit cette ville, elle est connue pour être le lieu de naissance du chanteur Bob Dylan et pour attirer des touristes en quête de calme et d’air pur.